RSS

Archives de Tag: luthier

Un violon d’une valeur de 18.000 euros écrasé dans le tramway lyonnais…

Mais que s’est-il passé ? Un assistant luthier, dont l’atelier se situe place des Jacobins, devait transporter deux violons par avion jusqu’à Madrid. Le luthier en avait préparé trois pour un musicien madrilène et en avait confié un – le moins cher – à une société de transport, selon Le Progrès.

Le 16 décembre, notre assistant monte dans le tram à Grange-Blanche pour aller prendre la navette qui va jusqu’à l’aéroport Saint-Exupéry. Il a donc avec lui les deux violons qui sont emballés dans un étui double qu’il tient à la main.

Mais voilà qu’entre les stations Grange-Blanche et Jean XVIII, le tram vire presque à angle droit. L’étui double se retrouve alors coincé entre deux montants en acier. Un des deux violons est alors écrabouillé.

Heureusement, le violon est assuré, mais il faut que le coût de la réparation soit inférieur à son prix d’achat (18.000 euros).

Morale de l’histoire le musicien espagnol aura quand même le choix entre le violon arrivé par la route et celui que l’assistant a amené à bon port, après avoir récupéré le troisième sinistré !


Camille & Maïlys

 
Poster un commentaire

Publié par le 19 mai 2011 dans Original

 

Étiquettes : , , , ,

Les différentes parties d’un violon

Violon

  • Le violon (vue éclatée): Instrument à cordes frottées que l’on place entre le menton et la clavicule pour en jouer. Il est celui dont le son est le plus aigu.
  • Tête: Partie à laquelle est fixée la mèche.
  • Mèche: Généralement en crin de cheval, c’est la mèche qui est frottée sur les cordes de l’instrument pour produire les sons.
  • Mécanisme d’accord: Mécanisme permettant de tendre les cordes.
  • Manche: Partie du violon où est située la touche.
  • Volute: Ornement situé au bout du manche.
  • Cheville d’accord: Petit bouton que l’on serre plus ou moins afin de tendre les cordes du violon.
  • Fond: Dessous de la caisse de résonance.
  • Caisse: Partie creuse qui amplifie les sons.
  • Ouïe: Ouverture qui permet au son de sortir.
  • Table d’harmonie: Partie de la caisse qui amplifie les sons.
  • Touche: Partie du manche où l’on appuie les cordes pour produire les notes.
  • Cordier: Pièce qui sert à tendre les cordes.
  • Chevalet: Pièce où sont appuyées les cordes et qui transmet les vibrations à la table d’harmonie.
  • Hausse: Pièce servant à tendre la mèche.
  • Baguette: Baguette en bois, légèrement incurvée, à laquelle est tendue une mèche.
Maïlys Dussert
 
Poster un commentaire

Publié par le 18 mai 2011 dans Violon

 

Étiquettes : , , ,

Le violon rouge

Voici pour vous un petit film sur notre instrument fétiche!

Nicolo Bussotti, maître luthier de Crémone, termine en 1681 un violon qu’il destine à son fils à naître. Mais sa femme décède tragiquement en couches après qu’une cartomancienne lui a révélé l’avenir et c’est d’ailleurs à travers les cartes du tarot que chaque chapitre de l’histoire de l’instrument est introduit. Bussotti va alors vernir l’instrument avec le sang de la défunte, et l’âme de cette dernière accompagnera désormais le destin de ce violon exceptionnel. À Vienne tout d’abord, dans l’enceinte d’un orphelinat dirigé par des moines, où l’instrument sera confié à un petit prodige au cœur malade, vite achevé par la férule d’un maître de musique français trop ambitieux. À travers montagnes, plaines et mers ensuite, quand des gitans vont piller la tombe du petit prodige et… faire voyager le violon, qui va se retrouver à Oxford où un aristocrate décadent va l’acquérir et perpétuer sa destinée. À Shanghaï enfin, en pleine Révolution culturelle, où la fille d’une ancienne musicienne professionnelle, elle-même partisane du régime de Mao, refusera de détruire l’instrument en hommage à sa mère (qui l’avait possédé), et le confiera à un vieux professeur de musique désespéré par l’oppression. Pour finir, une génération plus tard, après que l’instrument ait été retrouvé chez ce professeur chinois – décédé dans son grenier au beau milieu d’une vaste collection secrète d’instruments en tous genres – les autorités vont confier le violon à une société de vente aux enchères de Montréal où un expert à l’œil aiguisé va reconnaître, ce qui était son vœu le plus cher, un véritable Bussotti. Lors de la vente finale du Violon Rouge, et grâce au concours d’un employé du laboratoire d’analyse de la société Duval, cet expert va réussir à substituer in extremis l’unique copie de l’instrument (qu’il va lui-même racheter d’une collection privée de Londres) à l’original… et offrira ce dernier à sa fille, accomplissant ainsi, trois siècles plus tard, le fabuleux destin de cet instrument magique.

Alexandre Crepet

 
Poster un commentaire

Publié par le 18 mai 2011 dans Original

 

Étiquettes : , , , , ,

Quels bois dans le violon ?

Le son très caractéristique des violons provient de l’épaisseur du bois qui le compose, de la consistance de son vernis, mais surtout de la qualité de ce bois.

Pour réaliser un violon de qualité, différentes sortes de bois sont utilisées par le fabriquant. Du bois de pin ou d’épicéa qui sont des bois élastiques et connus pour leur résistance sont utilisés pour concevoir la pièce la plus grande de l’instrument : la table d’harmonie. On utilise deux types de bois très durs à « croissance lente » pour réaliser le reste (le manche, la volute, l’éclisse) : L’ébène, qui est un bois précieux et très agréable à l’œil lorsqu’il est poli, ou l’érable, sont des bois qui rentre dans le processus de fabrication le plus souvent après avoir été séchés plusieurs années.

bois de Permambouc

Depuis plus de deux siècles on utilise le bois de Pernambouc pour fabriquer les archers. Ce bois originaire du Brésil et d’une couleur rouge très spécifique a été introduit dans la conception des archets par un fabriquant français, François Xavier Tourte, au XVIIIe siècle. Il est cependant de moins en moins utilisé en raison de sa surexploitation.

Adrien S & Arnaud

 
Poster un commentaire

Publié par le 6 mai 2011 dans Violon

 

Étiquettes : , , ,

La fabrication d’un violon

Tout d’abord, il faut décider d’un modèle et le plus sage est de se procurer des plans pourvus de toutes les dimensions et côtes, souvent disponibles dans les musées. Car dessiner entièrement un violon original serait déjà en soi un travail très long, ardu et périlleux.

À partir du tracé intérieur de la caisse de résonance, tracer ce que l’on appelle le moule, découper les entailles des coins et tasseaux, tout cela dans une planche de contre-plaqué de 16 mm. Fabriquer les contreparties qui serviront plus tard à coller les éclisses. Puis coller les coins et tasseaux et les façonner à la gouge et au ciseau après avoir tracé à l’aide du contre moule.

Il faut préparer les éclisses et les plier sur un fer chaud. Attention, ça casse ! Parfois le bois doit être mouillé, d’autres fois surtout pas ! Mais de toute façon testez toujours la chaleur avant de forcer.

Collage des six éclisses sur les coins et les tasseaux. Une fois sec, mettre les éclisses de hauteur après avoir tracé au trusquin à lame, couper les becs à la longueur et préparez les contre-éclisses. Les laisser tremper 3 heures, les plier et les coller. Ces pièces de bois serviront à augmenter la surface de collage. La colle chaude utilisée est un savant mélange de colle d’os et de peau. On trouve la colle de luthier chez tous les spécialistes des produits d’ébénisterie.

La finition des éclisses se fait à la lime carrelette et à la feuille de sauge puis au ratissoire et au papier de verre.

Une fois le fond et la table choisis, faire les joints à la grande varlope et coller.

Fixer ensuite le moule monté et tracer le bord avec la pointe à tracer et le double trait (afin d’obtenir la largeur du bord), chantourner à 1 ou de millimètre selon ce tracé et commencer l’ébauchage. Attention, s’armer de courage pour le fond en érable mais n’allez surtout pas trop vite dans la table qui est très tendre !

La voûte est ensuite affinée au rabot à dégrossir. Puis le fond et la table sont rognés au canif et finis d’un léger coup de lime. Tracer les filets avec le traçoir à filets, approfondir les deux sillons au canif à rogner sur les 2/3 de l’épaisseur du bord. Vider la mortaise à l’aide du bédane. Tailler la mortaise au canif est une opération très délicate dans la table. Il faut approfondir petit à petit. On peut aider en déposant du savon sec dans le tracé. Les filets, très décoratifs jouent un rôle protecteur important en cas de choc. Le noir peut être en ébène ou en bois teinté, le blanc en érable, peuplier, houx … L’essentiel est de choisir des bois nerveux qui plieront facilement. Il faut que les filets entrent sans forcer dans la mortaise. Il y aura un léger forçage lorsque la colle chaude déposée fera gonfler le bois. Il faut que les filets soient parfaitement secs avant de faire la gorge avec une petite gouge. Viendra ensuite le façonnage définitif des voûtes puis la finition au ratissoire.

A ce stade, les bords sont arrondis côté intérieur à la lime carrelette et feuille de sauge puis finis au papier de verre. Les “F” doivent être tracées maintenant et les pattes d’“F” inférieures légèrement creusées pour des raisons esthétiques et dynamiques. Il faut maintenant creuser à la gouge le fond et la table et parfaire les épaisseurs au rabot avant de finir comme pour l’extérieur au ratissoire et au papier de verre. Jusqu’à présent il était essentiel de suivre les côtes indiquées sur les plans. En ce qui concerne les épaisseurs, elles dépendront des caractéristiques propres à l’épicéa et à l’érable que vous avez utilisé. Toujours est-il qu’une table sera toujours entre 3,2 mm au milieu et 2,5 mm vers les bords ; quant au fond, il fera plutôt 4,5 mm à 2,5 mm. Les maîtres mots seront résistance, nervosité, souplesse et sonorité : on teste la pièce en la tenant entre le pouce et l’index et l’on frappe avec l’index replié de l’autre main comme on toque à une porte.

C’est le moment de coller le fond sur les éclisses (ne pas oublier au préalable d’encoller les coins et les tasseaux qui sont en bois de bout). On sort le moule après avoir décollé les coins et les tasseaux du moule d’un léger coup de ciseau et on colle les contre-éclisses, on les taille et on termine les intérieurs.

La taille des “F” se fait au petit canif après les avoir dégrossis à la scie. Le côté intérieur des découpes doit être bien perpendiculaire alors que l’extérieur sera légèrement penché. Maintenant il s’agit d’ajuster la barre qui sera collée sous la table du côté gauche, c’est à dire du côté des graves. Elle sera ajustée au canif avec un léger forçage.

Après l’avoir collée puis taillée, la caisse de résonance (le coffre) sera fermée. La fabrication de la tête est à pur travail de sculpture. Bien sûr, il faudra respecter les cotes indiquées sur votre plan mais c’est un moment où on peut apporter sa touche personnelle sans craindre de fâcheuses conséquences sur le plan acoustique. Ce qui est essentiel tient aux proportions générales et à la fonctionnalité du chevillier. Le manche est ensuite enclavé puis collé dans la caisse de résonnance. Les bords extérieurs, la poignée, le talon sont arrondis et le sillet du bas ajusté. Le violon prend alors son allure définitive, il sera entièrement lavé à l’eau fraîche et délicatement poncé avant de recevoir son vernis. S’il s’agit d’un vernissage à l’huile, deux ou trois couches suffiront. Un vernis à l’alcool nécessitera plutôt 10 à 15 couches avec des ponçages intermédiaires. Quand le violon est bien sec, procéder au montage. La touche qui avait été décollée pour le vernissage est recollée, et le sillet de touche mis en place et taillé. Les trous des quatre chevilles sont percés et rendus coniques avec un alésoir spécial. Beaucoup de savon et un peu de craie permettront aux chevilles de bien tourner et de tenir l’accord. L’âme, ce fameux petit cylindre d’épicéa qui est coincé entre la table et le fond, donne son timbre au violon et empêche la table de s’effondrer. Elle est introduite et positionnée dans le violon grâce à la pointe aux âmes.

Il restera à ajuster le chevalet et poser les cordes pour enfin découvrir le fruit et le charme de tous vos efforts.

Les bois utilisés sont l’érable et l’épicéa qui sont quasi exclusivement débités sur maille. Le bois doit être très sec, un minimum de dix ans de séchage naturel est recommandé.

Selon la taille de l’arbre, on peut obtenir des fonds ou des table d’une pièce ou en deux parties jointes. L’érable donc pour le fond, les éclisses et la tête. L’épicéa pour la table, la barre d’harmonie et l’âme. Les intérieur (coins, tasseaux, contre-éclisses) peuvent être indifféremment en épicéa, en saule, en tilleul… La touche est en ébène, les chevilles généralement en palissandre, le buis étant réservé aux instruments de haut de gamme.

Adrien F. & Camille

 
Poster un commentaire

Publié par le 6 mai 2011 dans Violon

 

Étiquettes : , , , ,

Le métier de luthier

Un luthier est un artisan qui fabrique, répare et restaure les instruments de musique à cordes pincées ou frottées tels que les violons, altos, violoncelles, violes d’amour, guitares, guitares électriques.

Le métier de luthier débute par une formation professionnelle assidue de plusieurs années. L’art de ces professionnels commence avec le choix des bois employés, déterminant pour l’esthétique de l’instrument et surtout pour la qualité sonore, et se poursuit avec la fabrication de l’instrument proprement dit, phase en grande partie artisanale. Toute une gamme d’outils spécifiques au métier, identiques à ceux employés depuis le XVIIe siècle, est utilisée pour travailler les pièces qui composent l’instrument – à titre d’exemple, pour le violon, il y en a environ 80 – les assembler et les coller. Le luthier a également un rôle d’entretien des instruments et archets, de réparation voire de restauration du patrimoine instrumental. Certains luthiers sont aussi archetiers, mais ceci reste un métier à part entière. Le nombre de luthiers du quatuor en France est de 180 professionnels enregistrés dans des associations et d’environ 100 à 150 non regroupés.

Le luthier numérique a aussi fait son apparition depuis les années 1970. Par cette appellation, le luthier (fabricant de son) revient vers la définition originelle de la lutherie : la fabrication de l’inouï. Dès lors, il s’agit d’utiliser en composition contemporaine (ou de mélanger avec des instruments classiques) des instruments apparus avec l’ère électronique : boîte à rythmes, scratch, vocodeur et autre échantillonneur. Certains appellent également « luthier », par abus de langage, un facteur de cornemuses, et par extension, du facteur d’instruments de musique traditionnelle.

Adrien F. & Camille

 
Poster un commentaire

Publié par le 6 mai 2011 dans Violon

 

Étiquettes : , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :